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Canadian Union of Postal Workers' letter to president of
Canada Post
(French version below)
April 9, 2010
Moya Greene
President and Chief Executive Officer
Canada Post Corporation
2701 Riverside Drive
Ottawa, Ontario
K1A 0B1
Ms. Greene:
I am writing to you on the eve of Canada Post issuing a
joint stamp with Israel.
A recent article in Canada Stamp Detail said “Canada
Post will issue the stamp “to celebrate Canada’s strong
bilateral relationship with Israel – a friendship that
spans six decades and is marked by shared values, common
interests and strong political, economic, cultural and
social ties.”
While CUPW is glad to see Canada Post taking on new and
innovative ways to sell stamps, we are somewhat
concerned that Canada Post is launching a stamp with
Israel on the basis of “shared values”.
CUPW recognizes that Israel is a democracy and has taken
steps to end discrimination against lesbian and gay
citizens. However, we are puzzled about the concept of
shared values with a country that has consistently
ignored United Nations and World Court decisions in
regards to the ongoing Occupation of the West Bank and
Gaza.
A fundamental value is that all human beings have equal
rights without discrimination on the basis of race,
religion, ethnicity, and other categories. Sadly, in
Israel there are still over 20 laws that discriminate
against the Palestinian national minority on such basic
issues as education, jobs, land ownership and access to
public resources.
Israel is still building a “separation wall” around the
West Bank. A number of human rights groups have found
that approximately 80% of this Wall is being built on
West Bank land that has been illegally confiscated. On
July 9, 2004 this Wall was declared contrary to
international law by the International Court of Justice.
This Court cited Israel’s obligation to dismantle the
Wall, and to pay reparations for all the damage caused
by its construction. To date, the Government of Israel
has refused to abide by this ruling, thereby ignoring an
important value of adhering to the principles of
International law.
Israel is continuing to build settlements in East
Jerusalem and the West Bank. The construction of some of
these settlements has been criticized by Barack Obama,
the President of the United States. These settlements
are illegal under international law. In the same July
2004 decision, the International Court of Justice
declared that “Israeli settlements in the occupied
Palestinian territory including East Jerusalem are
illegal and an obstacle to peace and to economic and
social development. The continuing failure to live up to
international law and respond to international pressure
is a questionable value.
There are many United Nations resolutions which Israel
is failing to live up to. One of the most important ones
is UN resolution 242 which calls for Israeli withdrawal
from the territories occupied during the 1967 war, is
based on the principle of “the inadmissibility of the
acquisition of territory by war”. Disregarding United
Nations resolutions is hardly a value which we want to
uphold and endorse.
In the winter of 2008/2009, Israel carried out Operation
Cast Lead in Gaza. A number of eminent people have
concluded that Israel’s use of white phosphorous was
unacceptable. Others, including jurist Richard Goldstone
condemned Israel’s apparent targeting of schools,
ambulances, and UN Institutions in Gaza. More recently,
Israel’s participation in the blockade of Gaza has
resulted in a serious undermining of living conditions.
There have been desperately sad reports of increased
child and maternal mortality as a result of this siege.
Taking actions which result in the death or pregnant
women and children is not an acceptable value.
The conditions of the Palestinian citizens in the West
Bank is troubling for any one who holds the value of
treating people with fairness and respect. John Dugard,
the UN special envoy to Palestine reported that the
rules governing the granting or permits which allow
Palestinians to travel through the West Bank are
constantly changing and create great hardship. In
addition, Mr. Dugard reported that within the
Palestinian territory there are highways solely for the
use of Israeli’s. Palestinians are banned from these
roadways. In addition, these checkpoints put lives in
jeopardy in the west Bank as they often restrict quick
access to hospitals. These are not conditions where
respect is fundamental.
In light of these facts, CUPW is concerned that Canada
Post is celebrating “shared values, common interests and
strong political, economic, cultural and social ties.”
with a country, whose Government has repeatedly failed
to act with courtesy and sensitivity towards
Palestinians.
Yours truly,
Denis Lemelin
National President
Canadian Union of Postal Workers
Cc: National Executive Board
Regions
CUPW Locals
Dn cope 225
Le 9 avril 2010
Moya Greene
Présidente-directric e générale
Société canadienne des postes
2701, promenade Riverside
Ottawa (Ontario)
K1A 0B1
Madame,
Je vous écris parce que Postes Canada s’apprête à
émettre un timbre conjoint avec Israël.
Dans un article paru récemment dans le magazine En
détail, on indique que Postes Canada émettra un timbre
pour célébrer la solide relation bilatérale
qu’entretient le Canada avec Israël : une amitié vieille
de soixante ans empreinte de valeurs partagées,
d’intérêts communs et de solides liens politiques,
économiques, culturels et sociaux.
Le STTP se réjouit de voir que Postes Canada met de
l’avant des avenues nouvelles et novatrices pour vendre
des timbres, mais le fait que la Société lance un timbre
conjoint avec Israël sur la base de « valeurs partagées »
soulève des préoccupations.
Le STTP reconnaît qu’Israël est une démocratie et qu’il
a adopté des mesures pour mettre fin à la discrimination
à l’endroit de sa population gay et lesbienne. Toutefois,
le concept de valeurs communes avec un pays qui fait fi
de façon systématique des décisions rendues par les
Nations Unies et les tribunaux internationaux
relativement à l’occupation de Gaza et de la Cisjordanie
nous laisse perplexes.
Une des valeurs fondamentales veut que tous les êtres
humains aient les mêmes droits sans subir de
discrimination fondée sur la race, la religion et
l’appartenance ethnique, entre autres. Malheureusement,
en Israël, il existe toujours plus d’une vingtaine de
lois discriminatoires à l’endroit de la minorité
palestinienne et ces lois visent des aspects
fondamentaux tels que l’éducation, l’emploi, la
propriété des terres et l’accès aux ressources
publiques.
Israël poursuit la construction d’un « mur de
séparation » autour de la Cisjordanie. Des groupes de
défense des droits de la personne ont constaté
qu’environ 80 % de ce mur était construit sur des terres
appartenant à la Cisjordanie et confisquées
illégalement. Le 9 juillet 2004, la Cour internationale
de Justice a déclaré que la construction de ce mur
allait à l’encontre du droit international. Ce tribunal
a cité l’obligation d’Israël de démanteler le mur et
d’accorder réparation pour tous les dommages causés par
sa construction. Jusqu’à ce jour, le gouvernement
israélien refuse de se plier à ce jugement, méprisant
ainsi une valeur importante, soit celle de se conformer
aux principes de droit international.
Israël poursuit la construction de colonies à
Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Le président des
États-Unis, Barack Obama, a critiqué la construction de
certaines de ces colonies. Selon le droit international,
ces colonies sont illégales. Dans la décision qu’elle a
rendue en juillet 2004, la Cour internationale de
Justice a déclaré que les colonies israéliennes situées
dans les territoires occupés, y compris Jérusalem-Est,
étaient illégales et représentaient un obstacle à la
paix et au développement économique et social. Refuser
de se conformer au droit international et faire fi des
pressions de la communauté internationale est une valeur
pour le moins discutable.
Israël omet de respecter de nombreuses résolutions des
Nations Unies. L’une des résolutions les plus
importantes, soit la résolution 242, qui exige le
retrait d’Israël des territoires occupés depuis la
Guerre des Six Jours, est fondée sur le principe de
l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la
guerre. Ne pas observer les résolutions des Nations
Unies n’est vraiment pas une valeur que nous voulons
défendre.
À l’hiver 2008-2009, Israël a mené l’opération « plomb
durci » à Gaza. Des personnalités connues ont déclaré
que l’utilisation par Israël de phosphore blanc était
inacceptable. D’autres, notamment le juriste
Richard Goldstone, ont condamné le fait qu’Israël
ciblait des écoles, des ambulances et les institutions
des Nations Unies. L’imposition par Israël d’un blocus
contre Gaza donne lieu à une grave détérioration des
conditions de vie des Palestiniens. Des rapports
accablants ont été publiés sur la hausse de la mortalité
infantile et maternelle causée par ce siège. Prendre des
mesures qui causent la mort de femmes enceintes et
d’enfants n’est pas une valeur acceptable.
Toute personne qui a à cœur le respect et l’équité dans
le traitement d’autrui ne peut demeurer insensible
devant les conditions de vie de la population
palestinienne de Cisjordanie. John Dugard, le rapporteur
des Nations Unies sur la question de la Palestine, a
déclaré que les règles encadrant l’octroi de permis
nécessaires aux Palestiniens pour se déplacer en
Cisjordanie changent constamment et sont sources de
grandes souffrances. De plus, selon M. Dugard, dans les
territoires occupés, il existe des routes réservées
uniquement aux Israéliens. Les Palestiniens n’ont pas le
droit de les emprunter. Les postes de contrôle de
Cisjordanie mettent en danger la vie des Palestiniens,
car les militaires limitent souvent l’accès rapide aux
hôpitaux. Cette situation ne reflète pas des conditions
de vie où le respect est fondamental.
À la lumière de ces faits, le STTP s’inquiète que Postes
Canada célèbre des valeurs partagées, des intérêts
communs et de solides liens politiques, économiques,
culturels et sociaux avec un pays dont le gouvernement
refuse constamment de se montrer courtois et sensible à
l’endroit des Palestiniens.
Salutations distinguées,
Denis Lemelin
Président national
Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes
Cc : Conseil exécutif national du STTP
Bureaux régionaux du STTP
Sections locales du STTP
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